Les Bafana Bafana domptent Soccer City aux penalties

Publié le par Pierrick Lieben

Soccer City. L'Afrique du Sud opposée à une équipe sud-américaine. Une foule fiévreuse, des vuvuzelas perçantes...

 

Il y avait Une affaire de penalty - Pierrick Lieben 2010un parfum de Coupe du monde, ce jeudi, à Soweto. Et à l'issue du match, chacun des 75.000 supporters présents espéraient bien que la victoire des Bafana Bafana, 2 buts à 1 contre la Colombie, soit un avant-goût  de ce qui les attend contre le Mexique, le 11 juin, pour l'ouverture du Mondial 2010.

 

Pardon, ai-je dit 2 "buts" à 1 ? Autant pour moi : j'aurai mieux fait de parler de 2 "penalties" à 1... Car cette rencontre amicale, la deuxième d'une série de cinq pour les locaux, ne s'est résumée qu'à une histoire de tirs au but. Voici les principaux enseignements de la partie, présentés dans ce compte-rendu pour RTL.

 

 

 

Une victoire a minima

 

Il y a deux manières de voir ce match. Soit on considère en effet que c'est la cinquième victoire en dix rencontres internationales pour Carlos Alberto Parreira, les cinq autres résultats ayant été des matches nuls. Ce succès a été, qui plus est, acquis contre la Colombie, 35è au classement FIFA. L'Afrique du Sud a grimpé au 83è rang cette semaine.

 

Soit on se dit que l'arbitre kényan a été bien sympa avec les Bafana Bafana et on se demande encore une fois où est passée leur attaque...

 

Pierrick Lieben, avec Leclerc Varennes-sur-Seine

 

Le premier penalty fait suite à un corner, obtenu après une action non-dangereuse. Teko Modise s'y colle pour le tirer, mais le rate. Le numéro 11, qui n'a plus marqué depuis près de deux ans et demi, évite l'humiliation grâce à l'arbitre qui ordonne de le tirer à nouveau, en raison d'un mouvement  inopiné du gardien colombien.

 

Pierrick Lieben, avec Leclerc Varennes-sur-Seine

 

Les visiteurs réagissent immédiatement et sèment la panique dans la défense sud-africaine, pour ce qui n'est alors que leur deuxième action dangereuse du match. Un vilain tacle, et c'est encore penalty, cette fois en faveur de la Colombie.

 

Contrairement au match de lundi contre la Bulgarie , les Bafana Bafana reviennent à la pause avec la volonté de marquer un second but. Plus facile à dire qu'à faire, même avec l'entrée de Steven Pienaar, l'attaquant-vedette de l'équipe, suivi, à l'heure de jeu, par Benni McCarthy.

 

Ces deux remplaçants de luxe n'ont pas eu l'effet escompté. Mais sur la seule véritable excursion de l'Afrique du Sud dans la surface de réparation colombienne, l'arbitre donne un généreux penalty, facilement transformé par Katlego Mphela.

 

Pierrick Lieben, avec Leclerc Varennes-sur-Seine

 

La fin de la rencontre est surtout un bon test pour la défense des Garçons, souvent pris de vitesse par les accélérations adverses, et obligés de se mettre à deux ou trois pour écarter le danger. Dernier rempart, le gardien remplaçant, Moeneeb Josephs, les seconde parfaitement, avec quelques belles parades.

 

La défense, c'est justement l'une des principales satisfactions de Carlos Alberto Parreira.

 

Les brancardiers et soigneurs n'ont pas chômé pendant le match - Pierrick Lieben 2010

 

Mauvaise nouvelle en revanche : les blessures du gardien titulaire, Itumeleng Khune, et du défenseur Tsepo Masilela, tous deux mis au repos pour au moins trois jours, suite à des contacts rugueux avec des joueurs colombiens.

 

 

Soccer City, le labyrinthe

 

La foule a, bien sûr, apprécié le spectacle. Beaucoup moins l'accès au stade et l'information à l'intérieur de la calebasse...

 

Soccer City a fini de se remplir peu après le coup d'envoi - Pierrick Lieben 2010

Soccer City a fini de se remplir complètement,

peu après le coup d'envoi - Pierrick Lieben 2010

 

Comme le raconte le journal The Star, l'autoroute près du stade a servi de parking à des automobilistes désespérés et les bouchons se sont déplacés aux entrées de Soccer City, d'où des milliers de supporters ont entendu le coup d'envoi, sans réussir à le voir.

 

Les journalistes du quotidien ont même vu passer quelques pots-de-vin, versés aux contrôleurs, par les retardataires...

 

Bus bloqué

Même le bus des Bafana Bafana n'a pas échappé

aux embouteillages, à la sortie du stade... - Pierrick Lieben 2010

 

L'attribution des places n'a pas été sans mal non plus: les Sud-Africains, habitués à s'asseoir n'importe où dans les tribunes, n'ont pas toujours respecté le numéro du siège inscrit sur leur billet.

 

Soccer City manque de panneau, sauf pour l'essentiel... ! - Pierrick Lieben 2010

Soccer City manque de panneau, sauf pour l'essentiel... ! - Pierrick Lieben 2010

 

Les médias, enfin, n'ont pas été épargnés par les petits tracas. Agents de sécurité pas au courant ou vaguement, absence d'indications ou panneaux qui mènent nulle part, il m'a fallu 30 minutes d'exploration des couloirs de Soccer City, de bas en haut et de haut en bas, avant de trouver la salle de presse.

 

Même casse-tête pour un VIP, croisé dans une allée : il cherchait l'entrée de sa loge depuis 45 minutes. "C'est un scandale", fulminait-il, alors qu'un garde lui demandait de retourner d'où il venait.

 

 

Soccer City multicolore

 

Il y a donc encore quelques ajustements à faire, mais ce n'est plus la Ville de Johannesburg qui en est responsable : depuis cette semaine, la FIFA a pris possession du stade et ce, jusqu'à la fin de la Coupe du monde.

 

Une passation de pouvoir visible aux aménagements réalisés dans le stade.

 

Les panneaux publicitaires autour du terrain ont fait leur apparition - Pierrick Lieben 2010

Les panneaux publicitaires autour du terrain ont fait leur apparition - Pierrick Lieben 2010

 

Les bancs de touche ont été installés - Pierrick Lieben 2010

Les bancs de touche ont été installés - Pierrick Lieben 2010

 

La décoration a été personnalisée - Pierrick Lieben 2010

La décoration a été personnalisée - Pierrick Lieben 2010

 

Outre ces améliorations, Soccer City avait une coloration particulière jeudi soir.

 

Le stade était arc-en-ciel. Contrairement à la finale de la Nedbank Cup, samedi , les tribunes étaient métissées et mixtes : des Noirs, des Blancs, des Indiens, des Arabes... tous Sud-Africains pour soutenir leur équipe et découvrir leur calebasse géante. Un bon signe pour la Coupe du monde et une confirmation que, dans ce pays, le sport unit toujours la nation.

 

Des tribunes arc-en-ciel à Soccer City - Pierrick Lieben 2010

Une tribune arc-en-ciel à Soccer City - Pierrick Lieben 2010

 

Potes vuvuzelaCes deux amis sont fans de foot,

mais celui de droite vient d'apprendre à son copain

comment souffler dans une vuvuzela !  - Pierrick Lieben 2010

 

 

Le bonus de FrenchBafana.com

 

J'espère que vous n'avez pas oublié mon défi... connaître par coeur les paroles de l'hymne sud-africain, avant le match France-Afrique du Sud du 22 juin !

 

Pour vous entraîner, le voici chanté à Soccer City :

 

 

Le présentateur a un peu de mal à faire taire les vuvuzelas au début... et ne parlons même pas de la fin !

 

Et vous, alors, combien de strophes correctement chantées ?!

 


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Publié dans Rond central

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Clovis Simard 08/10/2012 23:00

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